Je suis le saint, en prière sur la terrasse, - comme les bêtes pacifiques paissent jusqu'à la mer de Palestine.
Je suis le savant au fauteuil sombre. Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque.
Je suis le piéton de la grand'route par les bois nains ; la rumeur des écluses couvre mes pas. Je vois longtemps la mélancolique lessive d'or du couchant.
Je serais bien l'enfant abandonné sur la jetée partie à la haute mer, le petit valet, suivant l'allée dont le front touche le ciel.
Les sentiers sont âpres. Les monticules se couvrent de genêts. L'air est immobile. Que les oiseaux et les sources sont loin ! Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant.
[...]
J'avais rêvé, de cette rencontre
J'avais rêvé, qu'elle ne soit que tendresse,complicité et quelques maladresses
J'avais rêvé, qu'elle soit, d'un naturel naive, maladroite et etoudie.
J'avais rêvé, qu'elle me parle de lecture et me donne l'envie,a nouveau,d'écriture
J'avais rêvé, de rires,de pleurs,de douceur et de "gentilles bagarres" avec tous nos égards
J'avais rêvé, de lui confier mes erreurs,mes envies,mes passions,mes folies
J'avais rêvé, être là quand elle sentirait la mélancolie de son passé et le doute pour son futur.
J'avais rêvé, qu'elle me fasse confiance,qu'elle me prenne par la main pour lui montrer son chemin
J'avais rêvé, de son épaule qu'elle puisse me conduire vers mon destin et me fier a ses dires
J'avais rêvé, de cette rencontre,de cet ami... mais j'avais rêvé [...]